Le Professeur OUATTARA Djakalia décrypte les enjeux sécuritaires

    Le président de l’Université de Bondoukou, Professeur OUATTARA Djakalia, a animé une conférence inaugurale sur l’orpaillage clandestin, le lundi 20 avril 2026, à la préfecture d’Abengourou.

    Placée sous le thème « Orpaillage illégal et enjeux sécuritaires dans l’Est de la Côte d’Ivoire : quelle posture stratégique ? », cette intervention visait à fournir une grille d’analyse approfondie du phénomène, en explorant ses racines, ses manifestations et ses implications sur la sécurité nationale et régionale. Elle ambitionnait également d’esquisser les contours d’une posture stratégique innovante, conciliant impératifs sécuritaires et développement durable.

    Au cours de sa communication, le conférencier a relevé que les défis de surveillance et de mobilité opérationnelle sont accentués par « l’instabilité géographique » de cette pratique illégale. Il a souligné ses impacts sur le foncier rural et l’autorité traditionnelle, évoquant notamment des conflits générationnels, l’érosion de l’autorité et des ventes illicites de terres. À cela s’ajoutent des conséquences environnementales, agricoles, sociales et économiques.

    Selon le Professeur OUATTARA Djakalia, les enjeux sécuritaires liés à l’orpaillage clandestin se traduisent par des troubles à l’ordre public, des trafics de stupéfiants, la prostitution et l’insécurité des personnes. Il a particulièrement insisté sur la porosité de la frontière avec le Ghana, qu’il considère comme l’un des défis majeurs.

    Le président de l’Université de Bondoukou a également mis en avant le rôle de son institution dans la lutte contre ce phénomène. « L’Université de Bondoukou ne saurait rester spectatrice face à ce défi. Elle se positionne comme un pôle d’expertise de référence, avec pour ambition d’apporter la lumière scientifique face à l’obscurité des réseaux clandestins », a-t-il déclaré.

    Plusieurs pistes de solutions ont été proposées, notamment le renforcement du cadre juridique et de la justice minière, le développement de la coopération régionale et transfrontalière, la formation continue des cadres et officiers du CESD, la création d’un observatoire régional de l’orpaillage, ainsi que des actions d’éducation, de sensibilisation, de communication de crise et d’innovation technologique.

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