Promotion de la culture

    Les étudiants inscrits en Architecture d'Intérieur passent au peigne fin la danse Kroubi

    En marge des activités de la 8e édition de la semaine du Kroubi (du 06 juin au 09 juin 2024) qui se déroulent au musée de Bondoukou, les étudiants de l'UFR des Sciences des Arts, Industries Culturelles et Communication (SAICC) de l’Université de Bondoukou, parcours Architecture d'Intérieur, ont passé au peigne fin la danse Kroubi, son origine, l'historique et la perspective de sa préservation, comme un patrimoine culturel important pour la région du Gontougo, et par extension pour la Côte d'Ivoire.
    La cérémonie s'est déroulée, le jeudi 06 juin 2024 dans la salle de la bibliothèque du musée de la ville.
    Le panel qui a réuni le directeur de ladite UFR, Professeur ADACK Kouassi, le directeur régional de la Culture et de la Francophonie, KOUADIO Homan et OUATTARA Issoufou, Président de la semaine du Kroubi et autres acteurs économiques et enseignants a porté sur les objets d'art de cette danse.
    L'étudiante Grâce Victoria KOUADIO, en licence 1 en Architecture d'Intérieur a, à travers une présentation fortement documentée, décortiqué et expliqué la symbolique des objets d'art qui participent à la danse Kroubi.
    Elle a relevé quatre objets d'art à cet effet. Il s'agit du pagne kenté ou pagne dioula, la queue du cheval ou "sokouo" en langue Wangara, la coiffure djomo et les perles, ou les cauris utilisés lors de cette danse.
    L'étudiante a souligné que la danse Kroubi est en voie de désacralisation, dans la mesure où contrairement à son origine, elle est pratiquée de nos jours par tous, enfants, des filles ayant perdu leur virginité, notamment.
    "Il est important de la réadapter en reconsidérant certains de ses aspects du passé ", a suggéré l'étudiante.
    Dans la même veine, le Professeur ADACK Kouassi a fait une présentation sur le thème général de cette 8e édition :" Diversités Culturelles et cohésion sociale".
    Un thème aussi très décortiqué qui a permis à l'auditoire de cerner l'importance de la culture dans une société qui aspire à la paix et à la stabilité.
    "C'est ce que nous créons qui permet de construire, de consolider la société", a-t-il dit.
    Des échanges forts enrichissants ont montré l'intérêt de ce panel.
    Le Kroubi, faut-il le rappeler, est une danse traditionnelle de réjouissance des jeunes filles de la communauté malinké de la Côte d’Ivoire.
    Elle est réservée aux jeunes filles vierges de la communauté. Elle permet aux jeunes filles qui vont se marier après le ramadan de faire leur dernière sortie en célibataires, et aux familles des jeunes filles d'exprimer leur fierté de les voir toujours vierges.
    La danse commence lors de la nuit du destin, trois jours avant la fin du ramadan et continue jusqu'à la fin du jeûne.
    Elle débute à 23h, où les danses balancent amplement les bras en tenant des queues de cheval, accompagnées par des jeunes hommes jouant du tam-tam à sonnailles ou du tambour carré et les femmes de leurs familles.
    Le Zanzan (région du Gontougo) dans le nord-est du pays, est la seule grande zone où le kroubi est resté vivant, et est de facto considéré comme un élément important du patrimoine culturel de cette région.
    Le Kroubi se danse également au Togo et au Burkina Faso, selon le président de la semaine, OUATTARA Issoufou.

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Communiqué

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